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Gestion des Anticoagulants Oraux Directs pour la chirurgie et les actes invasifs programmés : propositions réactualisées du Groupe d’Intérêt en Hémostase Périopératoire (GIHP)-‐Septembre 2015

mardi 15 décembre 2015, par Baptiste Almecija

Depuis 2011, l’expérience et les données concernant les patients traités par anticoagulants oraux directs (AOD) et bénéficiant d’un acte invasif programmé se sont enrichies. Dans le même temps, un accroissement du risque hémorragique lors de la réalisation de relais anticoagulants préopératoires a été mis en évidence, sans réduction du risque thrombotique. Ces données nouvelles conduisent à adapter les propositions émises par le GIHP en 2011. Pour les actes programmés à risque hémorragique faible, il est proposé de ne pas prendre d’AOD la veille au soir ni le matin de l’intervention, quel que soit le schéma thérapeutique du patient ; et de reprendre le traitement selon le schéma habituel du patient et au moins 6 heures après la fin du geste invasif. Pour les actes invasifs à risque hémorragique élevé, il est proposé une dernière prise à J­‐3 pour le rivaroxaban, l’apixaban et l’edoxaban ; une dernière prise de dabigatran à J‐4 si la clairance de la créatinine est supérieure à 50 ml/min, à J‐5 si la clairance est comprise entre 30 et 50 ml/min. Dans le cas de la neurochirurgie intracrânienne et de l’anesthésie neuraxiale, des délais plus longs sont conseillés. Il n’y a plus de place pour les relais anticoagulants ni pour la mesure des concentrations d’AOD sauf situations exceptionnelles.

Voir en ligne : Pour la gestion périopératoire des patients sous AOD pour un acte programmé